Occasions : éviter l’arnaque en vendant

26 May 2021
Olivier Duquesne

Certains acheteurs peu scrupuleux vont négocier à outrance ou harceler le vendeur malgré son refus. Il y a également les fraudeurs et les voleurs. Il faut savoir rester vigilant et prendre quelques précautions.

En déposant une petite annonce en ligne pour vendre sa voiture, il faut accepter de gérer les réponses, les rendez-vous, les essais et le suivi du paiement, en plus des démarches administratives. Il est plus simple de vendre son véhicule chez des professionnels de l’automobile et de la voiture d’occasion ou à une plateforme comme ByeByeCar. Ce sera plus rapide, et avec un paiement sécurisé, sans ambages. En vendant seul par petite annonce, on s’expose à des « acheteurs » peu scrupuleux ou difficiles à gérer. Ce risque n’est pas exclu chez un vendeur d’occasions, mais il est potentiellement moins élevé, et même quasi nul chez un vendeur agréé ou sur une plateforme en ligne d’intermédiaire de vente. Le seul intérêt de la vente de particulier à particulier est d’éventuellement espérer une vente à un tarif plus élevé. À condition de savoir négocier et de ne pas se faire piéger.

Vol et escroqueries

Un acheteur potentiel doit pouvoir être contacté autrement que par la plateforme de petite annonce. En phase de négociation, il faut insister pour obtenir un numéro de téléphone et/ou une adresse e-mail. Qu’il s’agisse d’une adresse apparemment provisoire de type « saab1000bxl@gmail.com » ou pas, il faut être prudent et vérifier qu’elle corresponde bien à un mail existant en envoyant un message avec une demande de confirmation. Le numéro de téléphone doit correspondre à un numéro traditionnel pour un fixe ou un mobile. Un 0900 ou un numéro à rallonge est rarement honnête. Et risque de vous coûter cher. Si l’acheteur refuse de prouver son identité, il n’y a qu’un réflexe : renoncer à la vente. Dans le cadre d’une convention de vente écrite, il faut impérativement une adresse postale de chaque signataire.

Avant de conclure la vente, il y a des risques de vols ou d’escroquerie durant la visite de l’acheteur potentiel. Il faut éviter de le laisser contrôler et essayer la voiture seul. Et n’y laisser aucun objet de valeur. De même, un arnaqueur (y compris un soi-disant vendeur professionnel) pourrait être tenté de faire un petit dégât durant la visite ou l’essai routier pour ergoter sur la qualité de la voiture et baisser son prix. Ou simuler des problèmes techniques. Prendre des photos du véhicule et en faire un étant des lieux avant l’essai est une bonne manière d’éviter des problèmes avant le test. Durant celui-ci, il faut accompagner le candidat acheteur dans la voiture ou en le suivant avec un autre véhicule. Il est important de s’assurer que l’acheteur possède bien un permis de conduire valable. En cas de doute et de situation délicate ou agressive : se mettre à l’abri et appeler la police.

Paiement

Il est fortement déconseillé d’accepter des paiements par mandat, par chèque non certifié ou en liquide (paiement en espèces interdit au-delà de 3000 € dans le cadre d’une transaction commerciale). L’idéal est de faire le versement par virement bancaire et d’attendre que le montant soit effectivement versé avant de donner les clés du véhicule et de conclure la vente. Toute excuse ou histoire abracadabrante pour passer par des paiements particuliers est généralement signe de tentative de fraude. L’acheteur peut éventuellement procéder à un virement urgent via son application ou en agence. Cela permet souvent au vendeur de disposer de la somme quelques minutes ou quelques heures plus tard (selon les banques). Enfin, une fois la vente conclue et sécurités, il ne faut pas oublier de récupérer ses plaques d’immatriculation et de donner tous les documents nécessaires à l’acheteur.